NDVI pour la vigne : suivre la vigueur sans surinterpréter la carte
Le NDVI aide à repérer des contrastes de végétation et à suivre leur évolution. Il ne mesure ni le rendement, ni le degré Brix, ni une maladie. Vitisens l’utilise comme un signal daté à confronter au terrain. Les mêmes principes s’appliquent aux autres cultures, avec une interprétation adaptée à leur stade, à leur densité et au sol visible.
Que mesure réellement le NDVI d’une vigne ?
Le Normalized Difference Vegetation Index compare la lumière rouge absorbée par la chlorophylle à la lumière proche infrarouge davantage réfléchie par la structure des feuilles. Le résultat est normalisé entre −1 et +1.
Dans une vigne, une valeur plus élevée correspond souvent à davantage de végétation active dans le pixel. Mais celui-ci peut aussi contenir le sol, l’enherbement inter-rang, des ombres ou des éléments voisins. La valeur n’est donc pas une note universelle de santé.
NDVI = (proche infrarouge − rouge) / (proche infrarouge + rouge)
Comment lire une carte NDVI de vigne ?
Comparez d’abord les zones d’une même parcelle sur une acquisition homogène. Les contrastes persistants sont plus utiles qu’un seuil générique. Une zone faible peut justifier une visite, mais elle n’en donne pas la cause.
Comparez ensuite plusieurs dates cohérentes. Un changement peut venir du développement de la vigne, d’une intervention, d’un stress, de l’enherbement ou d’un artefact. Vitisens conserve la date et la qualité de l’observation.
- Vérifier la date et la proportion de pixels valides.
- Comparer d’abord la parcelle à elle-même.
- Rechercher une zone stable sur plusieurs images.
- Contrôler au sol : vigueur, manquants, sol, eau, maladie, ombre et inter-rang.
Deux niveaux de lecture dans Vitisens
Le mode rapide fournit une tendance climatique. Il sert au contexte et ne doit pas être présenté comme une observation Sentinel-2.
Le mode précis utilise des acquisitions Sentinel-2 L2A traitées via openEO. Il calcule notamment le NDVI avec les bandes rouge et proche infrarouge à 10 m. La disponibilité dépend des passages, des nuages et de la géométrie de la parcelle.
Des usages concrets, pas un diagnostic automatique
La carte peut préparer une tournée, positionner des observations, vérifier la stabilité d’une zone ou construire un plan d’échantillonnage. La décision agronomique reste fondée sur le contexte et une validation au sol.
- Prioriser les zones à inspecter.
- Documenter les contrastes avant et après une intervention.
- Choisir plusieurs points représentatifs.
- Partager une lecture datée avec un conseiller.